La croissance économique est l’augmentation du PIB d’une année sur l’autre, c’est-à-dire de la production économique d’un pays. Pour mesurer le niveau de vie d’un pays, on utilise généralement le PIB par habitant, c’est-à-dire le PIB divisé par la population d’un pays. En effet, des pays très peuplé comme la Chine et l’Inde présentent un PIB élevé, même si la population locale reste relativement pauvre. Pour que le PIB par habitant augmente, il faut soit que les personnes travaillent plus, soit qu’elles utilisent plus de capital, mais l’un comme l’autre ne peuvent augmenter que dans des proportions limitées. L’autre solution pour produire plus est d’augmenter la productivité, plus précisément la PGF (productivité globale des facteurs), autrement dit d’augmenter l’efficacité du processus de production.
La croissance économique en Afrique subsaharienne
Selon la Banque mondiale, la croissance économique en Afrique subsaharienne fait preuve d’une certaine résilience malgré les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale et des marges de manœuvre budgétaire restreintes. La croissance régionale devrait ressortir à 3,5 % en 2025, puis s’accélérer encore, pour atteindre 4,3 % en 2026-2027. Cette dynamique est principalement portée par la hausse de la consommation privée et des investissements, à la faveur du repli de l’inflation et de la stabilisation monétaire. Le taux d’inflation médian dans la région est passé de 7,1 % en 2023 à 4,5 % en 2024. Cependant, le rythme de la croissance n’est pas encore suffisant pour réduire de manière significative la pauvreté et répondre aux aspirations des citoyens. Cette préoccupation est au cœur de la 31e édition du rapport Africa’s Pulse, intitulée « Améliorer la gouvernance et répondre aux besoins des populations en Afrique ». En 2025, le revenu réel par habitant devrait être inférieur d’environ 2 % au pic qu’il avait atteint en 2015. La croissance dans les pays riches en ressources et ceux en situation de fragilité, de conflit et de violence est plus lente que dans les économies plus diversifiées, et la région peine à créer suffisamment d’emplois de qualité pour sa jeunesse.
« L’écart se creuse entre, d’une part, les aspirations des populations à des emplois de qualité et à des services publics efficaces et, d’autre part, des institutions et des marchés souvent défaillants, souligne Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Il sera essentiel de mener des réformes urgentes, doublées d’un renforcement de la concurrence, de la transparence et de la redevabilité, pour attirer les investissements privés, augmenter les recettes publiques et créer davantage d’opportunités économiques pour les millions d’Africains qui entrent sur le marché du travail chaque année. »
L’Afrique subsaharienne est confrontée à un climat d’incertitude accrue engendré par l’évolution du commerce mondial, les conflits régionaux et les phénomènes liés au changement climatique qui frappent les populations et les récoltes. Alors que les effets directs et indirects des changements dans les politiques commerciales vont se matérialiser et évoluer au fil du temps, les économies africaines ont la possibilité de libéraliser et de diversifier leurs marchés, notamment en s’appuyant sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler le commerce régional, développer l’activité économique et procurer des emplois aux jeunes.
Source : la finance pour tous