Économie

ATAF : Début des « discussion au coin du feu » du Réseau Africain de recherche fiscale

La série 2026 de « discussions au coin du feu » du Réseau africain de recherche fiscale (ATRN) 2026 est désormais lancé par  le Forum africain des administrations fiscales (ATAF). Elle a débuté, le 26 juin 2026 à Prétoria en Afrique du Sud par une conférence publique de haut niveau.

« La Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale : processus, progrès et perspectives », est le thème de la conférence, première d’une série d’événements préparatoires au 11e congrès du Réseau africain de recherche fiscale (ATRN) ;  qui se tiendra à Kigali, au Rwanda, du 22 au 24 septembre 2026, sous le thème « Les enjeux fiscaux contemporains en Afrique ». Ramy Mohamed Youssef, vice-ministre des Finances chargé de la politique et des réformes fiscales de la République arabe d’Égypte et Président du Comité intergouvernemental de négociation des Nations Unies sur la Convention-cadre relatiATe à la coopération fiscale internationale,a présenté les progrès réalisés dans l’élaboration de la Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale et a dressé un bilan de l’évolution du système fiscal international. Selon lui, si les règles fiscales internationales se sont traditionnellement concentrées sur la prévention de la double imposition, les négociations actuelles visent à établir un cadre plus inclusif, capable d’assurer une répartition équitable des droits d’imposition dans une économie mondiale de plus en plus numérique et interconnectée, tout en soutenant le développement durable.

 Mary Baine, secrétaire exécutive de l’ATAF, a souligné l’importance croissante de la recherche pour éclairer tant les priorités continentales que les discussions fiscales internationales. « L’avenir de la coopération fiscale internationale ne sera pas uniquement façonné par les négociations. Il dépendra également de la qualité des recherches et des données factuelles qui éclairent ces négociations. À travers le Réseau africain de recherche fiscale (ATRN), l’ATAF met en place une plateforme où la recherche universitaire africaine contribue aux priorités africaines et à la politique fiscale mondiale. »

 La professeure Annet Oguttu, présidente du conseil d’administration de l’ATRN et directrice de l’Institut africain de la fiscalité, par contre, a appelé à une plus grande implication des chercheurs africains dans l’élaboration de la politique fiscale internationale. « Les universitaires africains ne doivent pas se contenter d’observer les négociations fiscales internationales. Ils doivent contribuer à les façonner en apportant les travaux de recherche, l’expertise technique et l’analyse politique nécessaires pour faire avancer les priorités de l’Afrique. » Pour elle, le Réseau africain de recherche fiscale continue de renforcer l’écosystème de la recherche fiscale en Afrique en réunissant des chercheurs, des décideurs politiques et des administrateurs fiscaux. Il développe ainsi un vivier croissant d’universitaires et d’experts africains en matière fiscale afin de soutenir la future coopération fiscale internationale.

L’intérêt pour le congrès de l’ATRN de cette année ne cesse de croître, avec environ 190 articles de recherche déjà reçus de la part de chercheurs de toute l’Afrique et d’ailleurs. Les articles sélectionnés seront présentés lors du congrès, mettant en avant des recherches innovantes et des solutions concrètes visant à renforcer la politique fiscale, l’administration fiscale et la mobilisation des recettes nationales à travers le continent.

Depuis sa création, l’ATRN est devenu l’une des principales plateformes africaines de réflexion sur la fiscalité, favorisant la collaboration entre le monde universitaire et les administrations fiscales tout en promouvant la recherche menée par des Africains afin d’éclairer la politique fiscale et de soutenir des systèmes fiscaux plus solides et plus efficaces. Le 11e congrès de l’ATRN réunira des chercheurs, des administrateurs fiscaux, des décideurs politiques, des partenaires de développement et d’autres parties prenantes afin de discuter des enjeux fiscaux émergents, de partager des recherches fondées sur des données factuelles et de contribuer à façonner l’avenir de la fiscalité en Afrique.

Marie-Louise Félicité BIDIAS

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