On parle d’inflation lorsque les prix augmentent globalement, et non uniquement les prix de quelques biens et services. Quand tel est le cas, avec le temps, chaque euro permet d’acheter moins de produits. Autrement dit, l’inflation érode progressivement la valeur de la monnaie.
Les variations de certains prix comptent plus que d’autres
Pour calculer la hausse des prix moyenne, on donne plus de poids aux prix des produits représentant une part importante de nos dépenses, comme l’électricité, qu’à ceux des produits pour lesquels nous dépensons moins, comme le sucre ou les timbres-poste.
Tout le monde n’achète pas la même chose
Chaque ménage a des habitudes de consommation différentes : certains possèdent une voiture et mangent de la viande, d’autres ne se déplacent qu’en transports en commun ou sont végétariens. Ce sont les dépenses moyennes de l’ensemble des ménages qui déterminent le poids des différents biens et services dans la mesure de l’inflation. Cette mesure de l’inflation prend en compte tous les biens et services consommés par les ménages, notamment :
- les biens d’usage courant (tels que les produits alimentaires, les journaux ou l’essence)
- les biens durables (habillement, ordinateurs, machines à laver, etc.)
- les services (salons de coiffure, assurances ou loyers)
L’évolution du prix du « panier de la ménagère » d’une année à l’autre
Tous les biens et services consommés par les ménages durant l’année considérée sont représentés par un « panier ». Chaque bien ou service figurant dans ce panier a un prix, qui peut varier dans le temps. Le taux d’inflation annuel est obtenu en comparant le prix total du panier au cours d’un mois donné à celui relevé pour le même mois de l’année précédente.
Source : Banque centrale européenne