Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) constituent aujourd’hui un véritable problème de santé publique majeur en Afrique et au Bénin en particulier. Plus que jamais la prévention occupe une place de choix dans la charge de cette affection dont on note la quasi-inexistence de la subvention des soins. Au Bénin, les trois principaux facteurs de risque dans les séries hospitalières de patients victimes des Accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont : l’hypertension artérielle (69,1 %), l’alcoolisme chronique (23,9 %) et le diabète sucré (16,9 %). Le coût de prise en charge hospitalière des AVC est élevé et difficile à supporter, ce qui complique la prévention et la gestion efficace des cas. Ils constituent l’une des causes d’hospitalisation et de décès dans le service de neurologie. Comprendre ce qu’est un accident vasculaire cérébral (AVC) et ses conséquences demeure donc crucial. Un AVC survient lorsque l’apport sanguin au cerveau est perturbé, entraînant des lésions, voire la mort, des cellules cérébrales. C’est une urgence médicale nécessitant une attention immédiate et pouvant avoir de graves conséquences en l’absence de traitement rapide. Il survient soit quand un caillot sanguin bloque une artère cérébrale (AVC ischémique), soit quand un vaisseau sanguin éclate, provoquant une hémorragie cérébrale (AVC hémorragique). Dans les deux cas, l’interruption de la circulation sanguine empêche les nutriments essentiels et l’oxygène d’atteindre les cellules cérébrales, entraînant leur détérioration rapide.
Les effets
Les effets d’un AVC peuvent varier selon la zone cérébrale touchée et l’étendue des lésions. Les symptômes courants comprennent une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un côté du corps, des difficultés à parler ou à comprendre, des troubles de la vision, des étourdissements, de violents maux de tête et une perte de coordination. Aujourd’hui, les AVC ne se limitent pas aux personnes âgées. iIs peuvent survenir à tout âge. Certains facteurs de risque, comme l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’obésité, l’hypercholestérolémie et les antécédents familiaux, peuvent augmenter le risque. Reconnaître les signes d’un AVC et consulter immédiatement un médecin est essentiel pour améliorer les résultats. L’absence de système de sécurité sociale, le délai tardif de prise en charge des patients et le défaut de dépistage des facteurs de risque vasculaire viennent assombrir le tableau.
Lutter contre l’AVC
L’exercice régulier, une alimentation saine, l’arrêt du tabac, la prise en charge des maladies chroniques comme l’hypertension et le diabète, et une activité physique et mentale, peuvent réduire considérablement les risques d’AVC. Des examens réguliers auprès de professionnels de santé permettent de détecter précocement les facteurs de risque potentiels ou les signes avant-coureurs. Ils fournissent des conseils sur la gestion efficace des affections existantes et proposent des stratégies personnalisées pour réduire les risques d’AVC.
Diagnostiquer un AVC
Plusieurs méthodes sont utilisées pour diagnostiquer un AVC. L’examen physique est une approche courante, au cours de laquelle les professionnels de santé évaluent les fonctions neurologiques du patient, telles que la coordination, la force et la sensibilité. Cela permet de déterminer la présence d’anomalies pouvant indiquer un AVC. L’imagerie, comme la tomodensitométrie (TDM) ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM), est un autre outil diagnostique important. Ces examens permettent aux professionnels de santé de visualiser le cerveau et d’identifier toute zone de saignement ou d’obstruction des vaisseaux sanguins. Dans certains cas, des examens complémentaires peuvent être effectués pour évaluer plus précisément l’état du patient, notamment des analyses de sang pour rechercher des troubles de la coagulation ou des taux anormaux de certaines substances dans le sang. Il est important de noter que le temps joue un rôle crucial dans le diagnostic d’un AVC. Plus un AVC est diagnostiqué et traité tôt, meilleures sont les chances de guérison. Il est donc essentiel que les personnes présentant des symptômes d’AVC ou leur entourage consultent immédiatement un médecin.
Traitement
Dans le traitement de l’AVC, une intervention rapide et appropriée est cruciale. L’objectif principal est de minimiser les lésions cérébrales et de favoriser la guérison. L’un des traitements les plus courants est la thrombolyse, également appelée thrombolytique. Elle consiste à administrer un médicament qui dissout le caillot sanguin à l’origine de l’AVC, rétablissant ainsi la circulation sanguine cérébrale. Si la thrombolyse est impossible ou au-delà de ce délai, d’autres interventions, comme le retrait mécanique du caillot, peuvent être envisagées. Cette procédure consiste à utiliser des dispositifs spécialisés pour extraire physiquement le caillot du vaisseau sanguin obstrué dans le cerveau. De plus, la réadaptation joue un rôle essentiel dans le traitement de l’AVC. La kinésithérapie, l’ergothérapie et l’orthophonie sont souvent utilisées pour aider les personnes à retrouver leurs capacités perdues et à améliorer leur qualité de vie globale après un AVC. Il est essentiel de consulter immédiatement un médecin et de consulter des professionnels de la santé pour garantir un traitement approprié en cas d’accident vasculaire cérébral.
Marie-Louise Félicité BIDIAS
Source : https://continentalhospitals.com/