Le Rapport 2025 sur ‘’l’état des infrastructures en Afrique’’, met en exergue divers aspects des infrastructures dont les routes, les chemins de fer, l’approvisionnement en eau, l’énergie et les communications. Dans le domaine des infrastructures numériques, le rapport préconise.
Pour le rapport 2025 sur ‘’l’état des infrastructures en Afrique’’, la transformation numérique du continent s’accélère, y compris la fibre terrestre, les points d’échange Internet (IXP) et les centres de données régionaux. « Le défi consiste désormais à connecter les personnes non connectées, à étendre l’infrastructure dorsale et à construire des économies numériques inclusives. L’atterrissage de câbles sous-marins ultramodernes libère un énorme potentiel de bande passante le long des côtes africaines. La capacité disponible offre de nouveaux terrains pour ancrer l’infrastructure intermédiaire », souligne le document.
L’ancrage de cette infrastructure est essentiel pour construire la souveraineté numérique de l’Afrique et être compétitif dans l’informatique en nuage, l’IA et les services de nouvelle génération. Pour le rapport, l’accessibilité financière est le premier obstacle, mais pas le dernier. « Au-delà des données moins chères, l’Afrique doit libéraliser les marchés, améliorer la culture numérique et promouvoir des écosystèmes qui permettent une utilisation significative des technologies. Les lacunes en matière de connectivité sont les plus graves dans les zones rurales, où l’utilisation reste bien en deçà des moyennes urbaines. Le crowdfunding et le financement communautaire apparaissent comme des outils pratiques pour étendre l’accès ». L’infrastructure publique numérique et les modèles d’infrastructure partagée ouvrent de nouvelles voies d’investissement. « La collaboration public-privé autour de l’IAP (par exemple, l’identification numérique, les paiements électroniques) et le partage des infrastructures (par exemple, la fibre sur les lignes électriques ou les chemins de fer) offrent des opportunités à fort impact et évolutives. Ces modèles réduisent les coûts, étendent la portée des services et gagnent du terrain sur tout le continent », stipule le rapport.
Pour maximiser ces avantages, le moment est venu de s’engager à l’échelle du continent en faveur des corridors à usages multiples.